«I want you to panic», lançait l’activiste suédoise Greta Thunberg aux dirigeants du monde entier lors du dernier Forum de Davos. Paniquer pour la survie de la planète devant une menace écologique majeure. Depuis, le défi climatique gagne en importance dans l’agenda politique et les partis écologistes sont les premiers à en bénéficier. Selon le dernier baromètre électoral de l’institut Sotomo pour le compte de la SSR, les Verts et les Vert’libéraux enregistreront les plus fortes progressions aux élections fédérales d’octobre prochain: ils passeraient à 9,5%, respectivement à 6,4% des suffrages.

Aux élections de 2011, l’effet Fukushima avait déjà profité aux Verts et aux Vert’libéraux, alors qu’en 2015 on avait noté un essoufflement du mouvement. L’UDC était alors la grande gagnante des urnes: elle avait su jouer du fait que la thématique de l’asile, des réfugiés et de la migration était citée par 44% des électeurs comme le problème le plus important de la Suisse, et qu’ils la considéraient comme le parti le plus compétent pour le résoudre.