Cette baisse a été particulièrement marquée pour les ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE), a indiqué lundi le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Leur solde migratoire s’est réduit d’un cinquième (21,5%) pour s’établir à 6477 personnes, chiffre le plus bas depuis le deuxième trimestre 2005.

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Moins de travailleurs européens

Durant le premier semestre 2017, l’immigration parmi la population étrangère résidante permanente a diminué de 6% par rapport à la même période de l’année précédente. Et l’émigration a baissé de 2,3%. Ils ont été 63 830 à s’installer en Suisse et 35 411 à quitter le pays. Quant à l’immigration parmi la population étrangère résidante non permanente, elle a légèrement augmenté (0,8%) à 52 962 personnes. L’émigration a, elle, diminué de 3,6% pour s’établir à 31 377 personnes.

Entre début janvier et fin juin 2017, un total de 69 159 ressortissants de l’UE ou de l’AELE ont immigré en Suisse pour y travailler. Ce chiffre, en baisse de 1,8% par rapport au premier semestre 2016, comprend les résidents permanents et non permanents. Le nombre de personnes venues en Suisse au titre du regroupement familial a reculé de 7,7%. Cette baisse concerne aussi bien les citoyens suisses (-9,4%) que les ressortissants étrangers (-7,2%).

Hausse des naturalisations

Fin juin 2017, 2 042 132 étrangers vivaient en Suisse. Parmi eux, 15,6% étaient originaires d’Italie, 14,9% d’Allemagne, 13,2% du Portugal et 6,3% de France.

Pendant le premier semestre, la citoyenneté suisse a été attribuée à 20 712 personnes, soit une augmentation de 7,4% par rapport à la même période en 2016. Un peu plus de 5000 d’entre elles ont bénéficié de naturalisations facilitées.