Une étude de l'Institut national de la statistique et de l'économie (Insee) Rhône-Alpes réalisée dans le cadre de sa coopération avec l'Office cantonal de la statistique de Genève fait ressortir que, entre 2000 et 2004, le prix des appartements anciens a augmenté de 65% dans la partie française de l'agglomération. Durant la même période, les mêmes prix côté genevois de l'agglomération ne se sont quant à eux accrus que de 21%.

Plusieurs raisons expliquent cette hausse, selon l'Office cantonal de la statistique. La principale: les départements de l'Ain et de la Haute-Savoie connaissent une vive expansion démographique, spécialement dans leur partie limitrophe du canton de Genève. En dynamisant la demande, ce facteur favorise l'évolution à la hausse des prix de l'immobilier. Par ailleurs, le différentiel de l'évolution des prix des appartements de part et d'autre de la frontière franco-suisse traduit un phénomène de rattrapage lié au développement de l'agglomération genevoise dans la zone frontalière française, relève l'Office de la statistique.

Forte hausse à Annemasse

Côté français, 8600 appartements anciens ont changé de propriétaire entre 2000 et 2004, soit 7% du parc de logements. La part des acquéreurs étrangers s'élève à 20% dans le Pays de Gex, deux fois moins côté Annemasse et côté Saint-Julien. La part des citoyens suisses est deux fois plus importante dans le secteur de Saint-Julien-en-Genevois (6%) que dans les deux autres.

C'est le secteur d'Annemasse qui a enregistré la plus forte hausse de prix de ces appartements anciens (69%). Saint-Julien (55%) et le Pays de Gex (59%) le suivent de près. Le prix au m2 oscille selon le secteur entre 2000 et 2300 euros. Pour comparaison, à Grenoble, le m2 vaut 1800 euros. Pour les logements neufs, leur prix dépasse de 200 euros la moyenne régionale.

Dans le canton de Genève, 70% des achats d'appartements entre 2000 et 2004 sont le fait de particuliers d'origine suisse. Le prix des appartements neufs et anciens confondus progresse dans une moindre mesure. Le prix au m2 s'élève à 3100 euros selon la définition suisse et 3600 euros si la surface est calculée «à la française».