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L'immobilier, pari gagnant de l'IHEID 

L’Institut de hautes études internationales et du développement investit dans ses murs depuis les années 2010. Une politique volontariste qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Après la Maison des étudiants Edgar et Danièle de Picciotto, une nouvelle résidence universitaire verra le jour en 2020 au Petit-Saconnex

Maison de la paix, Maison des étudiants, un chapelet de villas au bord du lac: en quelques années, l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) a constitué un patrimoine immobilier important. Une démarche inhabituelle pour une institution académique, mais qui se révèle un pari gagnant. Une nouvelle bâtisse s’apprête d’ailleurs à compléter le bouquet de l’institut: une résidence étudiante de 650 chambres au sein de la Cité internationale du Grand Morillon, au Petit-Saconnex. Aujourd’hui en plein chantier, le bâtiment devrait être inauguré à la rentrée universitaire 2020.

Investir dans les murs pour moins dépendre des subventions de la Confédération et du canton: c’est avec cette intention que l’IHEID amorce une politique immobilière volontariste au tournant des années 2010. «En tant qu’institut privé, nous possédions une vulnérabilité intrinsèque, il était donc nécessaire d’assurer la pérennité de nos activités en diversifiant nos sources de revenus», détaille le directeur, Philippe Burrin, inspirateur de cette nouvelle orientation, qui cédera sa place à l’été 2020. Avec la Maison des étudiants, inaugurée en 2012, grâce au soutien d’Edgar et Danièle de Picciotto, l’institut réalise son premier succès immobilier, basé sur un partenariat public-privé. La Maison de la paix, qui héberge les activités de l’IHEID mais aussi trois centres de la Confédération, suivra en 2014.