Genève

L’impérieuse nécessité de réussir le PAV à Genève

La victoire d’Antonio Hodgers sur le PAV est large. Elle doit mener les acteurs du dossier du logement à sortir des dogmes pour retrouver une efficacité sur le terrain. Il y va de la crédibilité de l’action politique

Le oui au PAV est un succès politique pour Antonio Hodgers. Rien n’obligeait le magistrat chargé de l’aménagement à soumettre au vote la modification de loi appréciant le nombre de logements par rapport aux emplois dans le quartier Praille-Acacias-Vernets en devenir. Il a choisi de le faire afin de recueillir l’approbation des Genevois. C’est chose faite, avec une belle marge.

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Ce vote renforce la légitimité de ce qui a été entrepris sur ces hectares où doivent se déployer des solutions aux problèmes qui plombent le canton: manque de logements et mobilité en panne. Mais il a également mis au jour le fait que le domaine du logement est doublement otage à Genève: de jeux politiques qui assurent des voix et du financement aux partis qui s’y livrent, et d’une bureaucratie qui ralentit un processus déjà tortueux. Quinze ans pour ne pas planter le moindre clou, c’est long!

Réussir la suite du PAV est une nécessité impérieuse. Il y va de la crédibilité de l’action politique. Les Genevois ont voté pour que les choses bougent enfin. La perspective d’y voir enfin des logements ne doit plus être repoussée. Sortons des dogmes, à gauche comme à droite. Au PAV comme ailleurs dans le canton, la loi en place depuis des décennies doit servir de socle aux solutions propres à satisfaire la forte demande des Genevois. S’attaquer au principe de la propriété privée ou à celui de la zone de développement, comme l’ont fait la gauche et la droite ces derniers mois, ne mène nulle part. Antonio Hodgers doit être le garant de cet équilibre.

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