Le peuple ne devrait pas avoir à se prononcer sur l’initiative pour les glaciers. Satisfaits du contre-projet, les initiants ont retiré jeudi leur texte sous condition.

Le contre-projet indirect, adopté à la session d’automne, permet une protection rapide et efficace du climat, communiquent-ils. Il favorise aussi l’innovation et la sécurité énergétique.

Plus de 90 entreprises suisses ont déjà adopté des feuilles de route «zéro émission nette», à l’instar de ce qu’encourage le contre-projet, se réjouissent les initiants. Avec le contre-projet, ce sont surtout les PME, qui n’ont généralement pas les moyens de faire cette transition, qui recevront un soutien de la Confédération.

L’UDC veut lancer un référendum

Les propriétaires et les locataires bénéficieront quant à eux des fonds alloués au remplacement des chauffages et à l’efficacité énergétique des bâtiments, poursuivent-ils. Une transition énergétique qui permettra de créer de la valeur ajoutée en Suisse, au lieu de dépenser 8 milliards de francs chaque année dans l’achat d’énergies fossiles à l’étranger.

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Le contre-projet bénéficie en outre d’un large soutien politique, du PLR aux Verts. Seule l’UDC a annoncé vouloir lancer le référendum contre le contre-projet indirect. Pour les initiants, ce n’est pas surprenant. Une fois de plus, l’UDC attise la panique et la peur dans une situation de crise, alors que des solutions communes et une responsabilité partagée sont nécessaires, critiquent-ils.