Le Temps: Attendez-vous des candidat(e)s qui ne seront pas retenu(e)s sur le ticket du groupe socialiste une déclaration publique de renonciation?

Hildegard Fässler: Je m'entretiendrai avec ceux qui ne seront pas retenus et je les convaincrai de renoncer à leur candidature. Nous allons parler entre nous et j'attends d'eux qu'ils s'expriment publiquement dans ce sens, notamment si, le jour de l'élection, ils reçoivent des voix lors des premiers tours de scrutin. Mais je ne souhaite pas exiger de déclaration écrite.

– Ces entretiens auront-ils lieu avant la réunion du groupe de vendredi?

– Je ne souhaite pas répondre à cette question.

– Que comptez-vous faire si le parlement élit malgré tout quelqu'un qui ne figure pas sur le ticket officiel du PS?

– J'ai déjà quelques idées sur la stratégie à adopter, mais je ne vous les communiquerai pas maintenant.

– Vous paraissez très confiante. Pensez-vous que le PDC, qui aura besoin de l'appui du PS pour l'élection de Ruth Metzler à la vice-présidence du Conseil fédéral, et le Parti radical, qui traverse quelques turbulences, n'auront pas d'autre solution que de soutenir l'une de vos candidates officielles?

– Je pense que c'est dans leur intérêt. J'ai parlé avec différents membres des deux partis et je suis effectivement confiante. Le PDC nous soutiendra aussi pour des raisons politiques, pas uniquement à cause de Ruth Metzler. Notre parti se porte bien et présentera des candidates tout à fait compétentes.

– Après la recommandation du comité directeur, estimez-vous une triple candidature possible?

– A titre personnel, non. Je pense que nous devons présenter une double candidature, et ce sera forcément deux femmes romandes.

– Estimez-vous plausible de présenter les deux candidates genevoises?

– Tout à fait. Ce sont d'excellentes candidates. Elles ont chacune un profil différent, l'une est conseillère d'Etat, l'autre est conseillère nationale et fait du très bon travail. Nous n'avons pas l'obligation de présenter des personnalités de cantons différents. Je rappelle que la clause cantonale a été supprimée.

– Le comité directeur privilégie l'élection d'une femme romande, mais il n'a rien dit de l'expérience politique. Le groupe mettra-t-il davantage l'accent sur cet aspect?

– Il y a là un malentendu. Le comité directeur a aussi parlé de cet aspect et les trois candidates romandes disposent des qualifications nécessaires. Mais il est clair que le groupe approfondira ces questions.