Deux mois de prison ferme. C’est la peine particulièrement sévère requise par le Ministère public vaudois à l’encontre de certains militants évacués en mars 2021 de la Zone à défendre du Mormont. Selon le procureur général Eric Cottier, qui a demandé lundi au Tribunal d’arrondissement de la Côte de rendre exécutoires les condamnations prononcées par le Ministère public au lendemain de l’évacuation, cette inflexibilité s’explique par le refus des militants concernés de s’identifier dans un premier temps. «On a le droit de se taire, mais cela n’est pas sans conséquence», a-t-il expliqué devant la cour, estimant qu’il «n’y a pas de travail à faire avec des gens qui refusent d’exister en tant qu’individus.»