Carnet de campagne

«Pas de campagne à tout prix»

A l’approche des élections fédérales, «Le Temps» a suivi de jeunes candidats durant leur campagne Lisa Mazzone, 27 ans Verts/GE

Faire campagne à tout prix? «Pas question», rétorque la candidate écologiste au Conseil national. Si la question lui a été posée, c’est parce que l’intéressée a prêté son image à la campagne de l’association Stop suicide lancée dans le cadre de la Journée mondiale de la prévention éponyme. C’est aussi parce que la présidente des Verts genevois, tous comme d’autres prétendants à la Chambre basse, a répondu présente à la soirée organisée par l’association le mercredi 10 septembre. De quoi rationnellement questionner l’opportunisme politique des invités à près d’un mois des élections fédérales.

La candidate s’en défend, elle qui peut se targuer de s’être toujours intéressée aux problématiques liées à la jeunesse. A 18 ans déjà, elle fondait le «Parlement des jeunes» dans sa commune natale, celle de Versoix, qu’elle présida durant deux ans. «A l’époque, nous avions réussi à prolonger la ligne des bus de nuit. C’était un petit pas pour certains, mais cela nous a prouvé qu’il était possible d’avoir prise sur les décisions.»

Une première victoire qui lui donne le goût de la politique, bien qu’elle soit déjà engagée dans de nombreuses associations. «Aujourd’hui, je suis membre de onze d’entre elles», déclare-t-elle. Des associations liées à la mobilité douce (ATE, PRO VELO, actif-trafiC) aux entités de défense de l’environnement (WWF, Pro Natura) en passant par les organismes d’habitat coopératif (Codha) ou pour les droits humains (Déclaration de Berne), la députée soutient leur utilité dans son parcours, qui l’a menée à accéder au Grand Conseil et à la présidence du parti. «Ces associations ont des compétences et une connaissance du terrain que nous n’avons pas toujours.» Quant à incarner le bras législatif de ces associations, Lisa Mazzone le réfute: «C’est moi qui les sollicite, plus que l’inverse. Je n’ai jamais déposé un texte qui n’ait pas été rédigé de mes mains, pas plus que je n’ai sollicité un soutien de leur part pour ma campagne aux élections fédérales.» Olivier Francey