Vaud

Le livre sur Jacqueline de Quattro finalement disponible

Le pamphlet à charge contre la conseillère d’Etat est en librairie depuis ce mercredi. L’éditeur a renoncé à la couverture qui avait provoqué l’interdiction de l’ouvrage durant plus d’un mois

Censuré depuis plus d’un mois à la suite d’une décision de justice, Une conseillère d’Etat ne devrait pas dire ça, le pamphlet contre la politicienne vaudoise Jacqueline de Quattro, est disponible en librairie depuis ce mercredi. Objet du litige, la couverture a été entièrement revue par l’éditeur, la photo et le nom de l’élue ayant été enlevés. «L’essentiel demeure que les lectrices et les lecteurs puissent avoir accès au contenu du livre, qui dresse un bilan critique de l’action politique de Mme de Quattro», justifie l’auteur, Fabien Dunand, ancien rédacteur en chef de 24 heures. Le livre a été imprimé à 1000 exemplaires.

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Pour rappel, fin mars, les Editions Attinger, à Neuchâtel, publient un véritable brûlot de 190 pages à charge contre Jacqueline de Quattro écrit par l’ancien journaliste Fabien Dunand, connu pour avoir joué le rôle du «corbeau» dans l’affaire Orlatti. Immédiatement, la conseillère d’Etat saisit la justice. A sa demande, le Tribunal d’arrondissement de l’Est vaudois prononce des mesures superprovisionnelles, empêchant la vente de l’ouvrage. En cause, selon l’élue, la photo de couverture, qui sème la confusion et laisse penser qu’elle a elle-même collaboré à ou cautionné l’ouvrage.

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Pour Fabien Dunand, la question de l’image est «un prétexte fallacieux» qui vise à empêcher la diffusion d’un livre au contenu dérangeant. L’affaire fait grand bruit dans un contexte où plusieurs autres politiciens ont intenté des actions en justice contre des articles de journaux. Une première audience, le 17 avril à Vevey, devant le Tribunal d’arrondissement de l’Est vaudois, ne permet pas de trouver d’arrangement. Le livre reste interdit. Jusqu’à ce mercredi, où l’éditeur a réimprimé le livre après avoir modifié la couverture litigieuse.

Vers la fin de l’affaire

Pour François Roux, l’avocat de Jacqueline de Quattro, on s’achemine aujourd’hui vers la fin de l’affaire, même si formellement le délai d’appel n’est pas fini: «De notre côté, nous n’avons pas de raison de continuer notre action vu que la nouvelle couverture respecte les ordres provisionnels. Comme nous l’avons répété, nous n’avions jamais contesté le contenu du livre.»

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