Les attaques d'Avenir Suisse n'ébranlent pas l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP). Son chargé de l'information, Adrian Aeschlimann, s'en tient à cette précision: «Nous avons pris connaissance qu'Avenir Suisse nous lie étroitement avec le droit de recours.» Or, affirme-t-il, «ce droit n'est pas un instrument de l'OFEFP. Les organisations écologistes le reçoivent du Conseil fédéral selon des critères très stricts. Ce n'est pas notre office qui applique ce droit.»

Sur le rapport universitaire commandé par l'OFEFP, et contredit par Avenir Suisse, le porte-parole reste aussi sur le terrain des généralités: «Ce rapport a été établi avec des critères scientifiques. Il a servi de base de référence à tous les acteurs. Selon nos connaissances actuelles, sa conclusion principale, soit que les organisations de protection de l'environnement utilisent le droit de recours avec retenue et avec un succès supérieur à la moyenne, est toujours valable.»

Visiblement soucieux de rester à l'écart de toute polémique, l'OFEFP refuse aussi d'entrer en matière sur une possible entente «souterraine» avec les organisations écologistes et sur ses velléités supposées de jouer un rôle politique. Adrian Aeschlimann: «Nous entretenons des contacts avec tous nos partenaires, y compris ces associations.»