La nouvelle loi sur la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), votée par le Grand Conseil il y a huit jours, a été publiée mardi dans la Feuille des avis officiels. Mais, alors que le compte à rebours des 40 jours a commencé, la gauche n'a pas encore pris sa décision sur le lancement d'un référendum contre l'opération de désengagement de l'Etat. L'assemblée générale de la section cantonale de l'Association suisse des locataires (Asloca), mercredi soir, sera à cet égard déterminante.

Décision de principe

Le Parti socialiste vaudois (PSV) a pris la décision de principe d'attaquer la privatisation partielle de la banque cantonale, mais il ne se sent pas les forces d'agir seul. Les Verts sont dans la même position. Les deux partis se sont lancés à la recherche d'alliés, mais leur quête est laborieuse. L'accueil de l'union syndicale aurait été «mou», même si les responsables socialistes comptent sur le soutien de la FTMH, dont le secrétaire permanent est Pierre-Yves Maillard. Par ailleurs, le PSV est toujours sans nouvelles de la Fédération romande des consommateurs (FRC), elle aussi pressentie.

Syndicats et associations ne semblent pas opposés au référendum, mais ils n'en font pas une priorité et ne conçoivent guère un engagement militant allant au-delà de l'envoi de listes de signatures à tous leurs membres. Le POP non plus, qui considère du reste que l'Etat ferait mieux de vendre toute sa participation à la banque cantonale.

Selon une répartition du travail idéale imaginée par le PSV, les socialistes récolteraient la moitié des 12 000 signatures nécessaires, les Verts 2000, le reste incombant aux partenaires.