Acceptée par le peuple en votation le 11 mars dernier, la loi genevoise sur les manifestations est attaquée au Tribunal fédéral par ses opposants. Ces derniers considèrent certaines de ses dispositions contraires au principe élémentaires de la démocratie, relate l’ATS.

La loi fait endosser la responsabilité d’éventuels dégâts survenus lors d’une manifestation aux organisateurs de celle-ci, même s’ils n’ont causé personnellement aucun dommage. Des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 francs peuvent être infligées.

Les opposants jugent que la loi viole le principe de la liberté de réunion. Ils estiment aussi qu’elle contrevient à des engagements pris par la Suisse. Genève est le siège de nombreuses organisations internationales et il faut que les gens puissent y manifester, plaide l’avocat socialiste Christian Dandrès.