A Genève, un référendum sera lancé contre la loi sur la police. Le Parti du Travail entend combattre une modification votée par le Grand Conseil le 19 février, visant à attribuer aux forces de l’ordre de nouvelles prérogatives.

Le projet de loi libéral adopté par la majorité de droite du parlement vise à permettre à la police de prononcer des mesures d’éloignement allant d’un jour à trois mois à l’encontre des personnes qui perturbent l’ordre public ou contre des gens qui participent à un rassemblement jugé «importun». Les critères du «rassemblement importun» n’ont toutefois pas été définis.

Lors du débat parlementaire, la gauche minoritaire avait vainement dénoncé des mesures «simplistes», voire «liberticides». Ministre socialiste chargé de la police, Laurent Moutinot a lui aussi plaidé contre le projet de loi qu’il juge susceptible de provoquer des dérives. Dans nos colonnes le 21 février, il affirmait qu’un mauvais usage de cette loi serait «catastrophique. Je redoute des plaintes abusives de gens qui n’aiment pas la couleur de leur voisin», expliquait-il.

Président du Parti du Travail, une formation qui ne siège pas au Grand Conseil, Jean-Luc Ardite a affirmé au Temps ce mercredi matin que sa formation est prête à partir à la récolte des signatures. Motif: la nouvelle loi est jugée arbitraire.