Il faut durcir les conditions d’accès au service civil, a affirmé vendredi le chef de l’armée. André Blattmann réagit ainsi dans les colonnes de la «Mittelland Zeitung» à l’augmentation des demandes depuis la suppression de l’examen de conscience.

Un accident de parcours

La nouvelle loi sur le service civil est un accident de parcours, ajoute le commandant de corps. En permettant plus facilement d’accéder au service civil, l’armée perd trop d’éléments qu’elle aimerait bien conserver. Sans vouloir contredire la décision de principe du Parlement, André Blattmann recommande cependant d’établir des règles claires et plus exigeantes.

Selon lui, il devrait être interdit de déposer une demande pendant le service militaire. Cette possibilité fait passer ce dernier dans un régime de volontariat. «Abandonner la sécurité nationale au simple volontariat est dangereux», a-t-il argumenté.

De plus, selon lui, certaines formes de service civil ne sont pas du ressort de l’Etat. «Installer un musée ou aider à des fouilles archéologiques, des privés peuvent le faire», estime André Blattmann.

«C’est se moquer des militaires en service»

Il faut en outre se demander comment crée une véritable équivalence entre les deux services, notamment quelle forme doit prendre le service civil, sachant que sa durée est effectivement nettement moins longue qu’une fois et demie celle du service militaire. «C’est se moquer des militaires en service», a-t-il ajouté.