Les pays membres de l’Union européenne ont voté contre ainsi que les Etats-Unis et plusieurs pays latino-américains. La Chine, Cuba et des pays africains ont cependant fait bloc derrière les pays musulmans.

Le document présenté par l’Organisation de la conférence islamique (OCI) «condamne fermement l’interdiction de la construction de minarets et de mosquées et d’autres mesures discriminatoires récentes, qui sont des manifestations d’islamophobie en claire contradiction avec les obligations internationales dans le domaine des droits de l’homme concernant la liberté de religion, de croyance, de conscience et d’expression».

Le paragraphe souligne également que «de telles mesures discriminatoires pourraient alimenter la discrimination, l’extrémisme et les fausses perceptions conduisant à la polarisation et à la fragmentation avec des conséquences dangereuses et imprévisibles». La Suisse n’est pas nommément mentionnée dans le texte, mais indirectement visée à la suite du vote du peuple suisse interdisant la construction de nouveaux minarets le 29 novembre.

Opposition de l’UE

La résolution s’inquiète de manière plus générale des stéréotypes négatifs, de la diffamation des religions et des manifestations d’intolérance et de discrimination visant des religions et des croyances.

La France au nom des pays de l’UE a exprimé son opposition et expliqué que le concept de diffamation des religions n’est pas pertinent. «Les droits de l’homme protègent les individus, pas des systèmes de croyance», a souligné l’ambassadeur Jean-Baptiste Mattei.

Les Occidentaux et de nombreuses ONG voient dans cette résolution une atteinte à la liberté d’expression. Pays seulement observateur au Conseil cette année, la Suisse n’a pas pu voter et ne s’est pas exprimée avant le vote.