Ce porte-parole M. Haq a expliqué à l’ATS que la Libye avait effectivement souhaité il y a environ un mois mettre ce point au programme. Parce qu’une telle demande contredit toutefois les principes de la charte de l’ONU, elle a été immédiatement rejetée par le comité compétent pour la planification du programme de l’Assemblée générale, selon lui. Aucun membre de l’ONU ne peut menacer l’existence ou la souveraineté d’un autre Etat membre, a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon. C’est pourquoi le texte n’a trouvé aucun accueil et n’a pas circulé ou été publié comme document de l’ONU.

Triki au perchoir

La Libye prend le 15 septembre prochain la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU pour un an. Le nouveau président de l’Assemblée est l’ancien ministre libyen des Affaires étrangères, Ali Abdessalam Triki. La mission libyenne auprès de l’ONU à New York n’a pas souhaité répondre aux interrogations de l’ATS.

L’agenda définitif est établi avant l’ouverture de l’Assemblée générale par un comité de 27 personnes, dont les représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Les dernières modifications sont encore possibles jusqu’à deux jours avant le début de la session. Selon M. Haq, il est toutefois très improbable que la demande libyenne puisse être au programme sous une forme ou une autre.

Il reste que Mouammar Kadhafi a la possibilité de son propre chef aborder le sujet en s’exprimant à la tribune. Le Libyen doit participer le 23 septembre pour la première fois à l’Assemblée générale de l’ONU depuis 40 ans. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, a mis en garde mercredi le numéro un libyen contre tout débordement lors de sa venue à New York fin septembre.

Début juillet lors du G8, Mouammar Kadhafi avait déclaré que la Suisse «est une mafia mondiale et non un Etat». Et d’ajouter qu’elle «est formée d’une communauté italienne qui doit retourner en Italie, d’une autre communauté allemande qui doit retourner en Allemagne et une troisième communauté française qui doit retourner en France».