«Du Chabrol», résume un de nos interlocuteurs, amer. Du Chabrol avec champagne au bar des mécènes, et puis derrière, en coulisses, un mal-être à la vaudoise, poli, contenu, ravalé dans l’espoir d’un dialogue et d’un compromis. Si les témoignages n’étaient pas aussi nombreux, on crierait à la caricature. Mais le fait est que l’Opéra de Lausanne, ces vingt dernières années, frise la caricature, selon le récit de nombreuses personnes qui y œuvrent ou y ont œuvré. Celle d’un microcosme où l’hybris, s’il n’est pas jugulé d’en haut, met à mal les rapports humains, altère les fondements d’une passion commune pour l’art, pour la danse, pour la musique.