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Interdite depuis mardi dernier en Allemagne, l’organisation «Die wahre Religion» (la vraie religion) à l’origine de l’action «Lies!» (en français, «Lis!») qui distribue des corans dans les rues, est plus active que jamais en Suisse.
© BORIS ROESSLER/AFP

Islamisme

L’organisation de distribution de coran «Lies!» fait des émules en Suisse

Sur le modèle de l’action de distribution de corans, un nouveau groupe des salafistes prosélytes arpente les rues des villes suisses

Interdite depuis mardi dernier en Allemagne, l’organisation «Die wahre Religion» (la vraie religion) à l’origine de l’action «Lies!» (en français, «Lis!») qui distribue des corans dans les rues, est plus active que jamais en Suisse, affirme le «Sonntagsblick». Ce groupe chapeauté par le prédicateur salafiste Abou Nagie est soupçonné outre-Rhin d’avoir joué un rôle dans la radicalisation de jeunes musulmans. La rafle de la police allemande n’a pas empêché les adeptes de l’action «Lies!» de poursuivre leur action en Suisse. Le week-end dernier, ils étaient présents dans huit villes, dont Zurich et Winterthour, souligne l’hebdomadaire.

Autre organisation prête à prendre le relais

Entre-temps, une autre organisation de prosélytes salafistes a fait son apparition, prête à prendre le relais: «We love muhammad», fondée par Bilal Gümüs. En Allemagne, ce jeune Kurde est accusé d’avoir incité des jeunes à partir faire le djihad en Syrie. Il a eu un rôle de meneur au sein de l’action «Lies!», avant de créer son propre groupe, avec le prédicateur salafiste Pierre Vogel. Désormais, sur le modèle de «Lies!», ils arpentent eux aussi les rues des villes suisses pour y distribuer des biographies du prophète Mohammed, comme le montre une video publiée sur la page Facebook de Pierre Vogel.

Plusieurs enquêtes ouvertes en Suisse

D’après le chercheur à l’université Johannes Saal, cité par le Sonntagsblick, ces groupes agissent comme un «chauffe-eau» auprès de jeunes attirés par le djihad, à qui ils offrent une vision du monde en noir et blanc. Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert plusieurs enquêtes contre des «individus liés à Lies», mais les bases juridiques font défaut pour interdire des organisations ou des associations de ce type, comme l’explique le MPC.

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