Secrétaire général de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) depuis deux ans et demi, Alberto Achermann s'en va. Vendredi, l'association faîtière des organismes d'entraide a annoncé que, dès lundi, Beat Meiner, ethnologue déjà actif depuis dix ans dans le domaine de l'asile pour la ville et le canton de Zurich, prendra sa place.

A entendre le porte-parole de l'OSAR, Yann Golay, Alberto Achermann avait annoncé son départ depuis longtemps. Un départ motivé par des raisons personnelles. Issu du milieu académique, le secrétaire général sortant souhaite également revenir à la recherche: «Il gardera toutefois un pied à l'OSAR», précise Yann Golay, qui mentionne la rédaction du magazine des organisations d'entraide et sa représentation au plan international. A 48 ans, Beat Meiner a notamment dirigé un foyer d'hébergement pour requérants à Zurich. Ce vendredi, il était inatteignable. Il faudra donc attendre pour connaître ses objectifs à la tête de l'organisation et s'il entend lui apporter des réformes. L'OSAR qui regroupe cinq œuvres d'entraide, fait en effet face à une situation financière «pas encore catastrophique», selon Yann Golay, mais qui l'oblige à fermer son bureau romand. Responsables de cette situation: les dépenses consenties pour la campagne contre l'initiative de l'UDC en novembre 2002 et, dès l'an prochain, un demi-million de francs de recettes en moins, conséquences des coupes dans le budget que la Confédération consacre à l'asile.