Grisons

L’ours M13 en vadrouille

Happé par un train, le plantigrade a égaré l’émetteur qui permet aux gardes-faune de le localiser

Happé par un train il y a une semaine près de la gare de Ftan, en Basse-Engadine, l’ours M13 a survécu sans trop de problèmes. «Il a été sonné et s’est caché dans la forêt pour lécher ses plaies», a précisé aujourd’hui au Blick le garde-chasse cantonal Georg Brosi. Pendant deux jours, il s’est tenu à carreau. Mais depuis, il a recommencé à étendre son rayon d’action. Au grand dam des gardes-faune qui doivent le garder à l’oeil: car lors de la collision, l’ours a perdu son émetteur qui permettait de suivre sa trace, indique lundi un communiqué du canton des Grisons.

Cela pourrait se retourner contre l’animal qui n’a pas fait preuve jusqu’à maintenant de la retenue que l’on attend de lui. Les mesures d’éducation pour le décourager de s’approcher trop des habitations – tir à balles de caoutchouc et bruits divers – n’ont pas encore fait leur effet. Le plantigrade, en bon opportuniste, ne voit pas de raison de se nourrir péniblement de baies des bois quand il peut se servir dans un rucher ou dans les poubelles des humains. Voire de s’offrir une chèvre ou un mouton au passage. La grogne monte dans la population de la Basse-Engadine. Et la pression sur les autorités. Si le jeune ours continue à se montrer trop hardi, il risque de finir empailllé au musée d’histoire naturelle de Coire, comme son lointain cousin JJ3, abattu il y a quatre ans parce qu’il ne voulait pas garder ses distances.

Entre temps, un autre plantigrade a trouvé le chemin des Grisons. Après avoir traversé le Parc national, il a fait une brève apparition dans les environs de Zernez. Il fait preuve toutefois d’une réserve de bon aloi. Il a traversé un passage à près de 3000 mètres d’altitude, a pris le col du Julier et a été vu pour la dernière fois dans une zone inhospitalière en dessus de Bivio. Personne n’a eu à se plaindre de ses raids sur le bétail ou d’autres sources de nourriture.

Publicité