Le syndicat Transfair réitère son «plus grand scepticisme» face à la libéralisation prévue du marché postal. Il se dit inquiet pour le service universel et craint que l'ouverture s'effectue aux dépens des conditions d'emploi.

Réunis en assemblée ordinaire mardi à Berne, les délégués n'ont fait preuve d'aucune compréhension pour l'accélération de l'ouverture du marché postal suggérée par le Conseil fédéral et actuellement en consultation, a indiqué Transfair.

Pour le syndicat, les expériences faites en Europe le montrent: le service universel a été sapé, les clients paient plus, à l'exception de ceux importants, les nouveaux opérateurs exercent souvent une sous-enchère salariale.

Transfair exige donc que La Poste soit obligée par la loi à fournir le service universel pour lequel elle doit cependant être indemnisée.