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LPP: un dimanche à fort enjeu social se profile pour la personne qui succédera à Berset

L’Union syndicale suisse a déposé mardi les signatures de son référendum contre la réforme de la loi sur la prévoyance professionnelle. Le vote populaire pourrait intervenir en même temps que deux textes touchant à l’AVS

Pierre-Yves Maillard, conseiller national socialiste vaudois et président de l’Union syndicale suisse (USS), le mardi 27 juin 2023 à Berne. — © ALESSANDRO DELLA VALLE / keystone-sda.ch
Pierre-Yves Maillard, conseiller national socialiste vaudois et président de l’Union syndicale suisse (USS), le mardi 27 juin 2023 à Berne. — © ALESSANDRO DELLA VALLE / keystone-sda.ch

Prendre la succession d’Alain Berset à la tête du Département fédéral de l’intérieur ne sera pas de tout repos. Neuf semaines après sa prise de pouvoir, le ou la ministre risque de devoir assumer des votations en rafale. Le Conseil fédéral n’a pas encore arrêté son choix définitif. Il pourrait ne le faire qu’en novembre. Or, on se dirige vers un dimanche 3 mars 2024 à lourd enjeu social, avec trois sujets touchant au système de retraites en Suisse: loi sur la prévoyance professionnelle (LPP), âge de la retraite, que les Jeunes PLR veulent reporter à 66 ans, et une 13e rente AVS, que les syndicats appellent de leurs vœux. L’initiative du Parti socialiste sur le plafonnement des primes maladie à 10% des revenus sera aussi au menu.

Concernant le 2e pilier (LPP), l’alliance qui avait lancé un référendum à la suite du vote du parlement en mars dernier a déposé ce mardi 141 726 signatures auprès de la Chancellerie fédérale alors que 50 000 sont requises. Ce dépôt est intervenu dix jours avant la date limite. La marque, selon Pierre-Yves Maillard, conseiller national socialiste vaudois et président de l’Union syndicale suisse (USS), que «les gens en ont assez qu’on s’en prenne aux retraites. La réforme prévue entraînerait une importante baisse des rentes.» Le «slogan Maillard» (payer toujours plus pour recevoir toujours moins), c’est «n’importe quoi», lance le conseiller national PLR valaisan Philippe Nantermod pour qui la réforme profitera bien à terme aux petits revenus. «La campagne ne sera pas facile, admet-il pourtant, et les chances de succès de la réforme LPP sont faibles.»

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