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Alt Bundesrat Christoph Blocher spricht mit Journalisten an einer Pressekonferenz ueber die Beschluesse des SVP Parteileitungsausschusses, am Dienstag, 6. Maerz 2018 im Bundeshaus in Bern. Im Vordergrund Nationalraetin Magdalena Martullo-Blocher,…
© Anthony Anex

Politique

L’UDC, de Christoph à Magdalena Blocher

L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher quitte le bureau de direction de l’UDC sans toutefois délaisser la politique. Sa fille, Magdalena, doit accéder à la vice-présidence du parti

A 77 ans, Christoph Blocher en a déjà fait des au revoir. L’ancien conseiller national et conseiller fédéral compte se retirer du bureau de la direction de l’UDC – à savoir la direction rapprochée du parti – où il officiait jusqu’ici comme responsable stratégique. Mardi après-midi à Berne, le milliardaire zurichois a expliqué que le moment était venu. «Le but de mon éviction du Conseil fédéral était de m’éliminer et d’affaiblir l’UDC. A l’époque, Toni Brunner a pris la tête du parti et je suis entré à la vice-présidence. Regardez dix ans plus tard! Nous sommes là, nous allons bien – mieux que d’autres – et la réorientation du parti a fonctionné dans l’ensemble du pays», allusion au fait que l’aile la plus dure de l’UDC, que l’on décrivait comme zurichoise il y a quelques années, est aujourd’hui représentative de la majorité des sections du parti.

Mais Christoph Blocher n’est pas près de tirer un trait sur la politique. Il consacrera son énergie à mener le deuxième combat de sa vie après le vote de 1992 sur l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen (EEE). «Il sera toujours engagé dans le comité EU-NON et contre un accord-cadre avec l’Union européenne», décrit Albert Rösti, le président de l’UDC.

«C’est ma fille, elle est capable»

La succession dynastique au sein de l’UDC est assurée. Même si depuis quelques mois elle préfère qu’on l’appelle simplement Magdalena Martullo, même si son agenda d’entrepreneuse lui laisse peu de temps pour la politique, la fille de Christoph Blocher s’apprête à rejoindre la direction du parti. Entrée au Conseil national en 2015 comme représentante du canton des Grisons, là où est domiciliée son entreprise, Magdalena Martullo poursuit ainsi son ascension du pouvoir. Elle a accédé au comité directeur d’economiesuisse l’an dernier. Désormais, la vice-présidence de l’UDC s’ouvre à elle.

Lire aussi: Magdalena Martullo-Blocher: «Le Conseil fédéral? Seulement en cas d’absolue nécessité»

Dans un entretien au quotidien Blick publié mardi, Christoph Blocher affirmait, tout en le regrettant, que sa fille Magdalena ne voulait pas faire partie du comité de direction du parti. L’après-midi, radieux, le septuagénaire se réjouissait du retournement de situation: «C’est ma fille, elle est quand même capable!» L’assemblée des délégués de l’UDC décidera le 24 mars si elle plébiscite cette succession. La réunion se tiendra en terres conquises pour les Blocher, à Klosters, dans les Grisons.

Un siège échappe aux Romands

Lors de cette assemblée, les délégués de l’UDC devront élire les autres membres de la direction rapprochée de leur parti. Le président Albert Rösti (BE) et la vice-présidente Céline Amaudruz (GE) se représentent. Le troisième siège de vice-président, qui était auparavant réservé à un Romand, en l’occurrence Oskar Freysinger, doit aller au conseiller national Marco Chiesa (TI) selon la proposition du Bureau. «La Suisse romande est déjà représentée», tranche Albert Rösti.

Quant à Céline Amaudruz, elle souligne qu’elle a toujours défendu l’idée que des élus des trois communautés linguistiques du pays figurent à la tête de l’UDC. Reste qu’une candidature de combat romande n’est pas exclue. Le bureau de la direction de l’UDC sera complété par quatre conseillers nationaux: Adrian Amstutz (BE), responsable de la campagne électorale 2019, Marcel Dettling (SZ), Thomas Matter (ZH) et Sandra Sollberger (BL). A noter que l’ancien conseiller national Walter Frey quitte lui aussi la direction du groupe. Il restera à la disposition de l’UDC pour des questions de communication et de marketing, ainsi que comme membre de la Fondation pour une politique bourgeoise, qui finance notamment les activités de l’UDC.

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