L’UDC n’a pas l’habitude d’étaler ses divergences. Elle s’est donc bien garder de débattre samedi à Fribourg de l’article constitutionnel sur le diagnostic préimplantatoire (DPI), soumis au peuple le 14 juin prochain. Une majorité du groupe parlementaire y était favorable, de même que le comité directeur. Mais le comité central a renversé la vapeur vendredi soir, par 36 voix contre 25. Et il a été décidé de ne pas soumettre l’objet à l’assemblée des délégués.

Secrétaire général de l’UDC, Martin Baltisser explique qu’il s’agissait de ne pas trop charger l’ordre du jour. «Lorsqu’il y a plus de deux ou trois sujets soumis au peuple en même temps, nous devons faire des choix, précise-t-il. Et pour ce samedi, nous avons décidé de mettre l’économie au centre des débats ».

Présidente de l’UDC vaudoise, Fabienne Despot aurait préféré un débat ouvert sur la question, lors de l’assemblée des délégués. «Mais c’est vrai aussi qu’il s’agit d’un enjeu plus éthique ou religieux que politique», estime-t-elle. Candidate au Conseil national, elle-même opposée au DPI, elle comprend cependant le choix de la direction. «Le programme du jour a été fixé avant. On ne pouvait pas prévoir que le comité central prenne cette décision», dit-elle.