A l’exception de l’UDC, les réactions des partis politiques sont positives, après l’annonce de la reprise des départements de l’Intérieur par le socialiste Alain Berset et des Affaires extérieures par le libéral-radical Didier Burkhalter.

Alain Berset devra défendre des positions qui seront parfois en tension avec la ligne de son parti, concède Christian Levrat, président du PS Suisse. Mais sa présence au DFI sera aussi l’occasion de trouver «des solutions plus équilibrées que lorsque Didier Burkhalter ou Pascal Couchepin» étaient en charge.

Mais il est maintenant important qu’Alain Berset continue dans la voie tracée jusqu’ici et ne change pas tout, estime Fulvio Pelli, le président du Parti libéral-radical (PLR). Il pense voir ses voeux exaucés: Alain Berset «est un homme raisonnable».

«Déblocages»

Président du Parti démocrate-chrétien, Christophe Darbellay estime que l’arrivée d’Alain Berset à l’intérieur pourrait permettre de débloquer des réformes importantes en matière d’assurances sociales. Le PS s’opposera sans doute moins aux réformes en matière d’assurances sociales si elles sont menées par l’un des leurs, estime-t-il.

A propos du fait que Didier Burkhalter quitte l’Intérieur, Christophe Darbellay estime que cela s’explique sans doute en partie par la prise de conscience des blocages. Par ailleurs, le fait que le DFAE retombe dans le giron du PLR est une bonne nouvelle, ajoute Christophe Darbellay. «Cela va calmer le jeu». Les attaques de l’UDC seront probablement moins fréquentes par rapport au temps de Micheline Calmy-Rey.

Toni Brunner, justement, juge que Didier Burkhalter n’a pas terminé les réformes actuelles et a quitté le département de l’intérieur (DFI) à la première occasion. Il espère que le libéral-radical ne poursuivra pas la politique de sa prédécesseure, Micheline Calmy-Rey. La politique des affaires étrangères doit plus se concentrer sur les intérêts du pays et moins sur son autopromotion.

Le passage de Didier Burkhalter aux affaires étrangères n’était pas une volonté expresse du conseiller fédéral ou du PLR, selon le président du parti Fulvio Pelli. «Le changement découle sans doute d’un souhait du Conseil fédéral», estime-t-il.