Vaud

L'UDC Jacques Nicolet, déjà papable pour le prochain gouvernement vaudois

A peine élu au Conseil national, l’UDC vaudois fait déjà l’objet de spéculations en vue des élections cantonales. Certains voient en lui la carte qui permettra au parti de reprendre sa place au Château cantonal

A peine élu au Conseil national, l’UDC vaudois Jacques Nicolet fait déjà l’objet de spéculations comme papable pour le prochain gouvernement vaudois. Certains voient en lui la meilleure carte de l’UDC, celle qui permettra au parti de reprendre sa place au Château cantonal, avec un candidat PLR-compatible, dans le cadre d’une majorité de droite à reconquérir au printemps 2017.

Les UDC de la campagne semblent se confirmer comme recours, lorsque les choses vont mal en ville dans un parti qui a surtout fait parler de lui par ses scandales ces derniers mois. Le score de l’UDC est en baisse sur Lausanne et le parti n’a pas réussi à décrocher le 5ème siège visé au Conseil national. Jacques Nicolet est agriculteur comme Guy Parmelin et comme Jean-Pierre Grin. Il sera le numéro trois du parti cantonal sous la coupole fédérale, porté par 37 000 suffrages. C’est mille voix de plus que Michaël Buffat, lui aussi élu et lui aussi papable pour le Conseil d’Etat, tandis que la présidente du parti, Fabienne Despot, n’est arrivée qu’en 9ème position de sa liste.

Il ne veut pas manifester un intérêt marqué

«Une élection après l’autre», s’exclame Jacques Nicolet, 50 ans, qui ne veut pas manifester un intérêt marqué pour le Conseil d’Etat. Mais il convient que «l’UDC, sans subir le choix des autres partis, doit être capable de présenter un profil rassembleur, avec une volonté de collaboration». Un profil dans lequel il se reconnaît tout à fait.

Jacques Nicolet, fils d’agriculteurs mais UDC de première génération, doit son élection à son réseau, une richesse dont ne disposent pas forcément les UDC des villes, ainsi que le notait Fabienne Despot au vu de son propre et décevant résultat. Ce réseau, il le doit à sa récente présidence du Grand Conseil et à ses activités de défense de l’agriculture, explique l’élu. C’est lui qui est allé défendre à Berne «la seule initiative parlementaire venue du canton de Vaud jamais relayée par les Chambres fédérales», celle contre l’accord de libre échange agricole.

Il exploite toujours la ferme familiale

Né dans le village de Lignerolle, dans le Nord vaudois, où il exploite toujours la ferme familiale, Jacques Nicolet a fait ses écoles à Orbe, «dans les classes à option». Il raconte son parcours comme celui d’un self made man: papa à 18 ans, membre du parlement communal à 20 ans, lutteur qui est allé jusqu’au Tribunal fédéral pour pouvoir reconstruire sa ferme détruite par un incendie, jusqu’à cette dernière campagne menée tambour battant et pour laquelle il a disséminé 300 affiches dans le canton.

«Quand on ne fait rien, on ne fait rien de faux», disait malgré tout dimanche soir Fabienne Despot à son propos. Il ne lui en veut pas, lui qui n’était mêlé en rien à l’affaire des enregistrements et s’est tenu à distance quand le parti a dû gérer cette crise.

Il espère que la double élection de dimanche, la sienne et celle de Michaël Buffat, dans lequel les UDC des villes se reconnaissent mieux, va amener de la détente dans le parti. «L’UDC, c’est le parti qui défend nos valeurs et la primauté du droit suisse», conclut ce «patriote».  

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