Ueli Maurer, qui quittera la présidence de l'UDC courant 2008, encourage Yvan Perrin à se lancer dans la course à sa propre succession, annonçait mercredi 24 heures. Après avoir longtemps étouffé les ambitions internes, l'UDC cherche-t-elle soudain à susciter les vocations et la concurrence interne, alors que le Bernois Adrian Amstutz et le Saint-Gallois Toni Brunner figurent déjà en première ligne? Ou le parti souhaite-t-il ouvrir la voie aux Romands, qui n'occupent aucun poste clé? Certains observateurs livrent une interprétation différente. Ils voient au contraire dans les déclarations d'Ueli Maurer une mise sous pression des Latins. A les croire, les leaders du parti souhaiteraient envoyer Yvan Perrin au casse-pipe pour la présidence, comme ils l'ont fait en désignant Natalie Falcone-Goumaz candidate à la Chancellerie. Histoire de démontrer aux Romands que ceux-ci n'ont toujours pas de personnel politique susceptible de se faire élire à des postes de premier plan. Et qu'il serait temps, soit de dénicher de vraies figures de proue, soit de revoir les revendications à la baisse...