Les autres partis «jouent un vilain jeu», a critiqué ce samedi le président de l'UDC Albert Rösti devant l'assemblée des délégués réunie à Unterägeri (ZG). A un an des élections fédérales, ils font mine de critiquer l'UE pour reprendre leur politique une fois l'échéance passée.

Les sarcasmes de l'UDC

Le soleil, symbole de l'UDC, «semble avoir éclairé quelques esprits de la gauche politique, du moins pour un petit moment», a raillé le président du plus grand parti de Suisse. Il faisait allusion à la décision des syndicats de boycotter la consultation sur les mesures d'accompagnement à la libre circulation, principal point d'achoppement des négociations sur un accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne. Dans la foulée, le PS et le PLR et le PDC ont exprimé leur scepticisme et évoqué une suspension des négociations.

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Selon Albert Rösti, l'exemple le plus frappant est celui de l'ancienne conseillère fédérale socialiste Micheline Calmy-Rey, qui a récemment déclaré dans le Sonntagsblick être opposée «à ce que le droit européen règle toutes les relations entre la Suisse et l'UE». Le président de l'UDC a alors ironisé, invitant Mme Calmy-Rey et les présidents des partis à adhérer au comité "UE-Non" ainsi qu'à celui en faveur de l'initiative d'autodétermination soumise au peuple le 25 novembre prochain.

Pas de lettre commune au Conseil fédéral

Mais cela n'est pas si simple, a relativisé le président de l'UDC. Les trois autres présidents de partis gouvernementaux ont décliné son appel à envoyer une lettre commune au Conseil fédéral demandant la suspension des négociations avec Bruxelles, a-t-il raconté pour prouver leur hypocrisie.

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Par ailleurs, la règle des huit jours, une des mesures d'accompagnement décriée par l'UE, «est un détail destiné à détourner l'attention de ce que l'UE veut véritablement faire de la Suisse», a déclaré M. Rösti.