«Le plus intelligent pour le gouvernement serait de démissionner immédiatement», a déclaré samedi Toni Brunner, président de l’UDC, devant les délégués de son parti. Le Conseil fédéral a «bafoué» le droit dans l’affaire de l’UBS aux Etats-Unis.

Le Tribunal administratif fédéral l’a confirmé vendredi, l’accord entre la Suisse et les Etats-Unis «ne vaut rien, il est nul», comme l’UDC l’avait déjà dit à plusieurs reprises, a lancé Toni Brunner aux délégués de l’UDC réunis à Stans.

Dans une entreprise, un juriste qui signerait un contrat illégal serait licencié immédiatement. Le Conseil fédéral devient «un acteur incalculable» qui représente un «risque pour la sécurité» du pays, a encore déclaré le conseiller national.

«Signaux alarmants»

Le Conseil fédéral a dépassé ses compétences en signant l’accord avec les Etats-Unis. Le gouvernement donne ainsi des «signaux alarmants» qui font que la Suisse est désormais considérée comme «un pays faible» à l’étranger.

«Mais l’ère des coups bas va se poursuivre», selon Toni Brunner. Des parlementaires sont déjà prêts à modifier la loi afin que l’accord soit légal. «Ce jugement ne doit pas être corrigé», estime Toni Brunner.

Le président de l’UDC constate que la confiance du peuple dans le gouvernement est mise à mal. «Pour rétablir la confiance, le peuple doit élire le Conseil fédéral». La récolte des signatures pour l’initiative de l’UDC en ce sens débutera «la semaine prochaine».