Réuni en congrès extraordinaire samedi à Berne, l’UDC a redéfini son programme en matière d’asile et d’immigration, approuvant deux documents sur ces thèmes. Devant 500 délégués, les ténors du parti de ont dénoncé les conséquences négatives liées à ce qu’ils désignent comme une «immigration de masse»: l’importante criminalité étrangère, la «destruction des assurances sociales» et la formation de «sociétés islamiques parallèles». «Il est grand temps de montrer qui est l’hôte ici», a déclaré le président de l’UDC Toni Brunner, estimant que la situation s’est «dramatiquement détériorée» depuis le départ de Christoph Blocher du Conseil fédéral, suite à sa non-réélection en décembre 2007, et la prise en charge du département par Eveline Widmer-Schlumpf, qui a depuis été exclue du parti.

Dans leurs papiers de position, les démocrates du centre exigent une révision de l’accord sur la libre circulation des personnes de manière à freiner l’immigration en provenance des pays de l’Union européenne. Ils prônent également un durcissement du code pénal avec notamment des peines de prison pour les mineurs dès l’âge de 14 ans et l’abaissement à 16 ans du droit des adultes, actuellement en vigueur dès 18 ans. Ils veulent aussi réintroduire des courtes peines privatives de liberté et l’expulsion automatique en cas de délit grave.

L’UDC veut encore la réintroduction des quotas d’étrangers et un accès limité aux assurances sociales «pour éviter leur ruine». La Suisse ne peut être à la fois un Etat social et une terre d’accueil, selon le texte sur la migration. En matière d’asile, l’UDC estime que le Conseil fédéral ne va pas assez loin et qu’il faut une application plus rigoureuse de la loi révisée en 2006. Il demande en particulier un durcissement dans la règlementation des cas de rigueur.