Réunie à Fribourg, l’UDC se présente en parti de l’économie

Convaincre les électeurs que l’UDC est aussi le parti de l’économie. Samedi à Fribourg, et à six mois des élections fédérales, son assemblée des délégués était exclusivement consacrée à cette thématique. Actualité oblige: si les effets du franc fort dictent l’agenda politique ces prochains mois, l’UDC se doit d’occuper ce terrain.

Et, pour prouver qu’elle est du côté des entreprises, l’UDC rejette à l’unanimité l’initiative visant à imposer les successions et la loi sur la radio et la télévision. Vendredi, le comité central a également décidé de refuser d’autoriser le diagnostic préimplantatoire et de s’opposer à l’initiative sur les bourses d’études.

Président de l’UDC, Toni Brunner met la pression sur le camp bourgeois. Tout au long de l’assemblée, il a déploré cette «majorité de centre gauche» qui, au parlement comme au Conseil fédéral, serait nuisible pour les intérêts du pays. Il estime que le PDC et le PLR ont fait trop de compromis «qui font mal à la Suisse». Il attend maintenant d’eux qu’ils respectent la convention conclue sous la houlette de l’UDC pour défendre la place économique suisse secouée par le franc fort. Et Toni Brunner ne cache pas qu’il souhaiterait encore renforcer ce partenariat. Avec un argument: une telle alliance a porté ses fruits lors des récentes élections cantonales, à Zurich notamment.