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L’UDC vaudois Michaël Buffat visé par une plainte

L’UDC, en pleine tourmente avec l’affaire Despot, mise sur une jeune recrue pour les élections fédérales.Mais voici que le candidat est lui aussi mis en cause

L’UDC Michaël Buffat visé par une plainte

Vaud L’UDC, en pleine tourmente avec l’affaire Despot, mise sur une jeune recrue pour les élections fédérales

Mais voici que le candidat est lui aussi mis en cause

L’UDC vaudoise compte sur son candidat au Conseil des Etats Michaël Buffat pour les élections fédérales. Ses espoirs reposent sur le jeune élu, surtout depuis que l’avenir politique de la présidente du parti Fabienne Despot est compromis par la révélation de l’enregistrement d’une conversation entre membres du parti, réalisé à l’insu de ses collègues. Mais il se voit visé par la plainte d’une ex-compagne qui lui fait grief de violences et de harcèlement, a appris Le Temps.

Cette plainte survient dans un contexte extrêmement tendu, alors qu’un congrès extraordinaire du parti se tient aujourd’hui. Les délégués qui se réuniront dans la salle du Battoir à Noville doivent décider si, oui ou non, ils maintiennent la candidature de leur présidente aux élections fédérales. Dans le cas contraire, vont-ils lancer Michaël Buffat comme unique candidat au Conseil des Etats?

Le jeune directeur de la succursale de Prilly de la Banque Cantonale Vaudoise (BCV) a su se poser en prétendant idéal au poste aux yeux de son parti, se profilant sur des questions économiques sans renier les discours tranchés de l’UDC sur la migration et l’aide sociale, en accord avec la ligne nationale blochérienne. Chef de groupe UDC au Grand Conseil à 36 ans, président de la Commission des finances (Cofin) du parlement vaudois, il avait obtenu 92 voix lors de l’élection par son parti des candidats au Conseil des Etats en mars dernier.

Le récit de son ex-compagne, qui tient à garder l’anonymat, dresse le portrait d’un homme excessif, impulsif. Membre du même parti dans un autre canton, elle a entretenu une relation de plusieurs mois avec le politicien.

Leur histoire tourne mal, raconte-t-elle, lorsqu’elle refuse, malgré son insistance, de s’installer chez lui. La jeune femme témoigne de conflits violents, répétés, de menaces et de harcèlement, après qu’elle lui eut annoncé son souhait de le quitter. Deux constats médicaux que Le Temps a pu consulter attestent de coups portés au visage.

Elle a déposé le 31 juillet une plainte pénale contre Michaël Buffat, «à titre préventif», auprès du Ministère public de l’arrondissement de Lausanne. «Je me sens en danger», explique-t-elle, faisant part de pressions récentes, exercées par son ex-compagnon, pour qu’elle garde le silence. Le procureur général Eric Cottier confirme que le Ministère public vaudois a reçu une plainte dirigée contre Michaël Buffat. Aucune mesure d’instruction immédiate n’a été ordonnée, précise le Parquet, qui examinera la plainte dans les semaines à venir.

Contacté, Michaël Buffat, qui bénéficie bien évidemment de la présomption d’innocence, dément les faits qui lui sont reprochés: «Ce ne sont que des mensonges venant d’une personne qui cherche à me nuire politiquement, en pleine période électorale». Il soupçonne son ex-compagne d’avoir «agi de concert avec Jean-Luc Laurent dans sa tentative de chantage auprès de l’UDC Vaudoise».

Jean-Luc Laurent, un ex-membre de l’UDC passé au PBD avant de quitter la politique, en possession de l’enregistrement réalisé par Fabienne Despot, souhaitait obtenir en échange, avait-il dit, un document interne portant sur la médiation controversée d’un conflit au sein de la section lausannoise du parti vaudois.

Michaël Buffat avait tenté jusqu’ici de se tenir à distance de l’affaire. Après les explications de la présidente de parti devant les médias, il disait au Temps vouloir «rester au-dessus de la mêlée». En coulisses, il joue pourtant un rôle de premier plan.

Jean-Luc Laurent avait affirmé le 9 juillet au secrétaire général de l’UDC Kevin Grangier qu’il possédait des éléments compromettants sur d’autres membres du parti, mentionnant notamment le nom de Michaël Buffat, avant d’admettre plus tard une tentative de «bluff». Entre-temps, Michaël Buffat et Fabienne Despot déposaient une plainte pénale contre Jean-Luc Laurent. Le 17 juillet, la police entrait chez le présumé «maître-chanteur» pour perquisitionner. En plus de l’enregistrement et de deux clés USB, les agents auraient également emporté d’autres documents concernant des litiges au sein du parti, désormais entre les mains du procureur.

Au cours des dernières semaines, le désaveu subi par Fabienne Despot, lâchée par des ténors du parti, a poussé Michaël Buffat sur le devant de la scène. Le député vaudois Claude-Alain Voiblet, vice-président de l’UDC Suisse, dont la personnalité polarise au sein de la section vaudoise, a annoncé de son côté qu’il renonçait à se présenter dans l’éventualité où la présidente du parti devait quitter la course. Comme d’autres, il pense que la meilleure option est de «partir avec Michaël Buffat comme seul candidat», affirmait-il le 30 juillet.

Fabienne Despot, qui ne tient pas à s’exprimer dans les médias, serait quant à elle toujours déterminée à se présenter. Entre-temps, plusieurs autres membres du parti ont annoncé leur disponibilité pour prendre la place de la présidente sur les listes, en cas de destitution.

Le procureur général Eric Cottier confirme que le Ministère public vaudois a reçu une plainte dirigée contre Michaël Buffat

«Ce ne sont que des mensonges venant d’une personne qui cherche à me nuire politiquement»

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