Editorial

L’UDC vaudoise avait une guerre de retard

EDITORIAL. Le retard abyssal du candidat agrarien Pascal Dessauges lors de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat est la conséquence de la déconnexion du parti avec l’évolution de son canton

En se lançant fleur au fusil à la conquête du siège laissé vacant par un Pierre-Yves Maillard «messianisé», figure tutélaire de la gauche vaudoise, l’UDC pouvait craindre de se prendre une paire de gifles. C’est finalement un coup de boule que lui ont asséné les électeurs, sous la forme d’un retard de 13 000 voix au premier tour sur la socialiste Rebecca Ruiz. Un fossé abyssal à l’échelle du canton. Complètement sonné, le candidat agrarien Pascal Dessauges a donc jeté l’éponge avant même le second tour. Un coup de théâtre. C’est une humiliation pour le troisième groupe du Grand Conseil – et premier parti de Suisse – qui laissera des traces profondes.

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