L’UDC veut externaliser toutes les demandes d’asile
S’inspirant d’un modèle esquissé au Royaume-Uni, mais pas encore en vigueur, l’UDC réclame un changement de pratique radical en Suisse
En cette année électorale, l’UDC n’a pas attendu longtemps pour mettre sous pression le Conseil fédéral et la nouvelle cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), Elisabeth Baume-Schneider. Le parti estime que la Suisse a complètement perdu la maîtrise de l’immigration. «Cette politique est un fiasco», ont clamé les ténors du parti Marco Chiesa, Céline Amaudruz et Gregor Rutz. Dès lors, l’UDC demande une externalisation des procédures d’asile.
Critiquant tantôt la politique migratoire, tantôt celle de l’asile, l’UDC rappelle qu’elle a gagné deux votations sur des initiatives populaires qu’elle a lancées: l’une sur le renvoi des étrangers criminels en 2010 et l’autre «contre l’immigration de masse» en 2014. En revanche, elle ne dit pas qu’elle a perdu d’autres batailles sur leur mise en œuvre. Cette année, elle relance l’offensive à coups de slogans qui frappent les esprits. «Pas d’asile pour les profiteurs, expulsion systématique des étrangers criminels, stop aux procédures d’asile en Suisse», s’exclame-t-elle. Cheffe des affaires sociales dans la commune d’Aarburg (AG), Martina Bircher déplore que le «système d’asile mal géré fasse exploser les coûts de l’aide sociale». Pour sa part, Céline Amaudruz attire l’attention «sur le nombre d’immigrés musulmans croissant dont la culture méprise les femmes».