La Suisse le sait depuis fin 2016, moment où cette réforme a été lancée au sein de l’Union européenne (UE): les nouvelles «règles de coordination des régimes de sécurité sociale» l’exposent à devoir bientôt prendre en charge l’indemnisation de chômage des travailleurs frontaliers résidant dans un pays voisin. La Suisse peut en théorie refuser ce règlement, qui doit être adopté mercredi par les ambassadeurs des Etats membres de l’UE, mais elle sera plus qu’invitée à le reprendre, notamment dans le cadre de l’accord institutionnel.

Jusqu’à présent, la Suisse, pays d’activité, reverse une partie des cotisations reçues au pays de résidence, qui s’assure du versement des prestations aux frontaliers. Le nouveau texte prévoit que c’est désormais la Suisse (comme tout autre pays d’activité) qui sera responsable des indemnités chômage des frontaliers dès six mois. Pour ces frontaliers, environ 320 000 en Suisse, il sera également possible de recevoir les prestations chômage sur une période allant jusqu’à quinze mois sans obligation d’être suivi par l’Office régional de placement.