Les plus de 200 employés d’Ilford ont appris une bonne nouvelle jeudi matin. Comme La Liber­té l’a révélé sur son site internet, l’entreprise spécialisée dans les technologies de l’image implantée à Marly (FR) a été rachetée par son directeur général, Paul Willems, et son directeur financier, Jean Marc Métrailler. Ce rachat renforce les chances de trouver une solution afin d’éviter la faillite.

«Le délai est court»

Tel est le but de l’opération, ­explique Jean Marc Métrailler. L’ancien propriétaire, la société britannique d’investissement Paradigm Global Partners, a décidé en juin de ne plus investir dans l’entreprise fribourgeoise. Les salaires de juillet n’ont pas été payés, des repreneurs effrayés par la complexité du dossier se sont désistés et la justice doit se prononcer d’ici au 19 août. «Notre implication ne signifie pas encore que la faillite ne sera pas prononcée. Cette probabilité est toujours haute car nous devons maintenant trouver de l’argent pour payer les salaires, tout en continuant à chercher un repreneur. Et le délai est court», déclare Jean Marc Métrailler.

Mais Ilford n’a pas que des défauts. Car les deux nouveaux propriétaires ne possèdent pas seulement une marque, très connue des professionnels de l’image. Ilford dispose également de 37 hectares de terrain, dont une partie pourrait être vendue pour dégager des liquidités (LT du 08.08.2013). Naguère, il s’agissait de deux sociétés différentes, Ilford Imaging et Il­ford Property, mais elles sont aujour­d’hui réunies. Et les deux nouveaux propriétaires ont l’avantage d’être plus impliqués et de mieux connaître la situation d’Ilford pour faire valoir ces arguments. «Nous connaissons les acteurs du marché et nous pourrons négocier directement», indique Jean Marc Métrailler.

Membre de la commission du personnel d’Ilford, Frédéric Cudré-Mauroux parle d’une «lueur d’espoir», même s’il est conscient que l’entreprise n’est pas encore sortie du tunnel. «A la fin de la réunion, nous avons applaudi notre direction. Nous sommes derrière elle et nous avons confiance en elle», déclare Frédéric Cudré-Mauroux.