Pour la majorité des écoliers, les vacances sont terminées. De Neuchâtel à Saint-Gall en passant par Glaris et les deux Bâles, les élèves de 14 des 26 cantons suisses ont investi les préaux lundi. Les Argoviens les ont précédés le 8 août. Après les Vaudois et les Valaisans, lundi prochain, Genevois et Tessinois seront les derniers à faire le pas, respectivement les 29 et 31 août.

Ces décalages peuvent poser des problèmes quand une famille déménage d'un canton à l'autre. Pas suffisamment toutefois pour inciter les cantons romands à harmoniser les calendriers de l'école obligatoire. «Il n'y a aucune raison de changer les choses à ce niveau», estime Christian Berger, secrétaire général de la Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP).

Pour lui, comme pour les chefs de l'Instruction publique, la priorité est d'harmoniser les programmes scolaires. Dans cet esprit, le futur «espace romand de la formation», articulé autour du projet de plan-cadre Pecaro, a été présenté en avril. Il sera soumis aux différents parlements cantonaux d'ici à 2008.

Les cantons continueront à fixer comme bon leur semble la durée des vacances et la date de rentrée des classes. Avec un seul impératif, qui paraît bien désuet aujourd'hui: selon le concordat sur la coordination scolaire du 29 octobre 1970, la rentrée scolaire doit être effective «entre la mi-août et la mi-octobre».

Les différences cantonales répondent à des facteurs culturels, des impératifs météorologiques ou sont tout simplement le fruit du hasard. Le canton de Neuchâtel a pour habitude de donner deux semaines de vacances au printemps, en automne et à Noël, ce qui raccourcit la pause estivale. «En automne, il y a les vendanges, ce qui peut expliquer cette durée, plus longue que dans d'autres cantons», indique Christian Berger.

Les élèves tessinois sont ceux qui bénéficient des plus longues vacances d'été, températures obligent. «Pour l'anecdote, le Tessin n'a jamais signé le concordat de 1970 afin de pouvoir continuer à donner à ses élèves plus de vacances que dans les autres cantons», reprend le secrétaire général de la CIIP.

Dans ce contexte très confédéral, les cantons touristiques, comme le Valais, aimeraient au contraire étaler encore les périodes de vacances. Leur objectif? Limiter les périodes creuses, en particulier durant les mois d'hiver. «On ne peut pas étaler les actuelles vacances de février sur 7 ou 8 semaines, juge Christian Berger. Là, ça poserait un vrai problème.»