A l’abri des regards, une gardienne d’animaux soigne minutieusement une jeune souris. Bien loin de l’image industrielle que la population peut se faire du traitement réservé aux bêtes condamnées à servir toute leur vie dans le laboratoire, Le Temps a pu pénétrer dans les coulisses de l’une des plus grandes animaleries de l’UNIL en marge de la votation du 13 février sur l’expérimentation animale. «Normalement, personne ne peut entrer dans nos locaux sans avoir suivi une formation composée d’une partie théorique et d’une partie pratique comprenant chacune vingt heures d’enseignement au minimum», avance Mathieu Piguet, responsable de cette animalerie. Le ton est donné.