Harvard, en tête pour la 17e année consécutive, et les universités américaines continuent de dominer le classement de Shanghai publié jeudi, avec huit places dans le top 10, les deux autres revenant à des institutions britanniques. Avec celles-ci et une autre écoles anglaise, l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich est la seule université non-américaine à faire partie du top 20.

Ce classement, réalisé par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, distingue depuis 2003 les 500 meilleurs établissements d'enseignement supérieur du monde. Pour cette édition 2019, elle publie le classement de 1000 universités.

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Harvard et Stanford, indéboulonnables

Harvard, dans la région de Boston, est en tête pour la dix-septième année consécutive, devançant sa compatriote de Californie Stanford. L'université britannique de Cambridge conserve la troisième place du podium. On trouve ensuite les Américaines MIT (4e), Berkeley (5e) et Princeton (6e).

Comme en 2018, seules quatre universités non-américaines atteignent le top 20: les Britanniques Cambridge, Oxford (7e place) et University College de Londres (15e, +2 places), puis l'EPFZ à la 19e place (inchangé).

L'université de Genève arrive à la 58e place, gagnant un siège. Elle avait toutefois atteint la 53e place en 2016. Vient ensuite l'Université de Zurich (61e), l'EPFL (78), l'Université de Bâle (87), celle de Berne, dans le groupe 101-150. Lausanne est dans la catégorie 151-200.

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Des critères pour les sciences dures

Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, le nombre de publications dans les revues Science et Nature, ainsi que des jugements d'anciens étudiants.

Si le cabinet présente ce classement comme «le plus fiable», ces critères sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements. De fait, ce mode d'analyse favorise les sciences exactes, ce qui explique la faible cote de Lausanne, par exemple, plus axées sur les sciences humaines.

En France notamment, le classement est décrié chaque année. La première université française, Paris-Sud, gagne cinq places et pointe en 37e position. La Sorbonne (44e) perd huit places et l'Ecole normale supérieure (79e) en perd quinze.


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