Formation 

L’Université de la Suisse italienne joue les pionnières

La haute école tessinoise propose à la prochaine rentrée quatre nouveaux masters, dont deux sont des premières suisses: intelligence artificielle et technologies financières

Dès la prochaine année académique, l’Université de la Suisse italienne (USI) s’enrichira de masters dans quatre disciplines: philosophie, software, technologies financières et intelligence artificielle (IA). Le Tessin est à l’avant-garde, puisque ces deux derniers seront des premières dans le pays. Selon Marc Langheinrich, professeur en science informatique qui codirigera le masters en fintechs avec Eric Nowak, professeur de gestion financière, cette formation supérieure sera la seule en Europe focalisée sur le thème.

«Contrairement aux autres programmes surtout axés sur la finance et s’intéressant de façon marginale aux technologies, nous aborderons autant les «fin» que les «techs». C’est pour cela que nos étudiants devront déjà être diplômés en informatique ou dans un champ connexe», explique Marc Langheinrich.

Secteur fintech

Un vaste éventail de cours, offerts dans une perspective multidisciplinaire, permettra des spécialisations dans autant de domaines novateurs: «robo investing, crowdlending, mobile banking, algo trading, crypto-monnaies.» Les étudiants bénéficieront par ailleurs des nombreux contacts qu’ont les enseignants avec les entreprises du secteur fintech suisse, en plein essor.

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Quant au masters en intelligence artificielle, il est le fruit d’une collaboration entre la Faculté d’informatique de l’USI, qui jouit de trente ans d’expérience, et l’Institut Dalle Molle d’études sur l’intelligence artificielle (Idsia), commun à l’USI et à la HES de la Suisse italienne (Supsi).

Candidatures américaines

Comme pour le masters en fintechs, l’enseignement sera dispensé en anglais par un corps professoral constitué d’experts internationaux. «La crème de la crème», assure Luca Gambardella, qui s’occupera du cursus avec Jürgen Schmidhuber, avec lequel il codirige déjà l’Idsia. «Le diplôme est conçu pour les étudiants du monde entier. Nous avons déjà reçu plusieurs candidatures américaines et cela nous fait très plaisir.»

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La formation sera tant théorique que pratique et des laboratoires de première classe seront à disposition. «Les étudiants développeront des compétences pour concevoir des machines pouvant interagir avec des humains, de façon à augmenter nos capacités à résoudre des problèmes complexes», explique Luca Gambardella. Cela tant dans la santé, la finance, la robotique que l’éducation. «Aucun secteur ne peut prétendre ne pas être touché par la révolution en cours.»

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