Vaud combat activement les fraudes à l’aide sociale. Tout comme Genève et Zurich. En 2013, le canton a déposé 360 plaintes. Treize ans auparavant, on en dénombrait une trentaine. Le travail d’une douzaine d’enquêteurs associé au croisement des données avec celles de l’AVS et des impôts a permis à l’Etat de récupérer 2,5 millions de francs sur un montant de 330 millions.

Le département dirigé par le socialiste Pierre-Yves Maillard a communiqué ces chiffres jeudi. Cet effort de transparence sert à crédibiliser un régime social contesté en raison de la hausse des dépenses. Vaud entend d’ailleurs renforcer son unité d’enquêteurs et passer de 12 à 14 postes.

A Genève également, les enquêteurs veillent au bon fonctionnement du système. Une dizaine de collaborateurs s’intéressent aux cas suspects. Les contrôles à l’ouverture des dossiers ou en cours de route ont permis d’économiser 10 millions en 2013. Depuis cette date, le service des enquêtes réalise aussi des contrôles inopinés au domicile ou sur le lieu de travail.

Quant à Zurich, une douzaine d’inspecteurs traquent d’éventuels fraudeurs. La Ville se fait rembourser entre 8 et 9 millions par ans sur près de 300 millions qu’elle verse aux plus démunis chaque année.