A partir de quel score l'initiative «Oui à l'Europe!» entraînerait-elle un quasi-enterrement de l'objectif de l'adhésion ou du moins un gel à très long terme? A contrario, quel score minimal doit-elle réaliser pour espérer provoquer une accélération du dossier? L'examen des votations de ces dernières années ne permet pas d'établir de règle absolue mais donne quelques pistes.

L'effet d'une votation (ou son absence d'effet) est un processus complexe dépendant de multiples variables. Le Temps a identifié sept cas de figures de base, tous pertinents à des degrés divers dans la perspective de la votation de dimanche et de l'utilisation politique qui en sera faite (voir ci-dessous).

Une chose est claire: la volonté politique de pousser un projet ou non est dans tous les cas un facteur déterminant, au-delà des scores effectivement réalisés. Cette règle s'applique a fortiori sur une question aussi complexe et cruciale que l'intégration européenne de la Suisse.

Si l'initiative réalise un score dans une fourchette de 30 à 40% de oui environ, une marge d'interprétation importante sera ouverte. L'habileté avec laquelle les leaders d'opinion – Conseil fédéral et Christoph Blocher en particulier – s'engouffreront dans la brèche pour occuper le terrain sera déterminante.