Parlement vaudois

Majorité de droite au Grand Conseil

Les partis bourgeois conservent leur première place dans l’hémicycle

Comme pour le Conseil d’État, la stabilité triomphe également pour le Grand Conseil. Celui-ci conserva sa majorité bourgeoise, qui n’a jamais été perdue alors même que le gouvernement a une majorité de gauche depuis 2011.

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Selon des chiffres définitifs, l’ensemble formé par le PLR et l’UDC comptera 74 sièges (+1) dans cet hémicycle qui en compte 150. A eux deux, ces formations ne disposent pas de la majorité, ce dont la gauche se réjouit. Cette gauche formée par le Parti socialiste, les Verts et La Gauche-POP-Solidarités devrait pouvoir compter sur 63 élus (-1). Le nouveau parlement vaudois, qui pourra enfin siéger dans une nouvelle salle, quinze ans après l’incendie du bâtiment historique, comprendra aussi 13 élus centristes (sans changement), entre PDC, Vaud libre et Vert’libéraux.

Quelques variations

Si ces grands ensembles restent quasiment fixes, certaines variations surviennent à l’intérieur. Globalement les libéraux-radicaux gagnent 3 sièges, reprenant notamment quelques positions sur l’UDC, qui perd deux sièges. Si le PS perd trois sièges, les Verts en gagnent deux, conformément du reste à la tendance constatée en Suisse lors d’autres récentes élections. L’extrême gauche et le centre restent stables.

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Parmi les visages connus qui prennent une veste, on note ceux de Fabienne Despot, ancienne présidente de l’UDC qui avait enregistré certains de ses collègues de parti à leur insu, ainsi que le député socialiste de Vevey Nicolas Mattenberger. Toujours sur la Riviera, on voit en revanche l’arrivée d’un candidat de la décroissance, Yvan Luccarini.

Deux politiciens célèbres ratent leur retour

Deux politiciens célèbres ratent par ailleurs leur retour: Claude-Alain Voiblet, exclu de l’UDC dont il avait même été le coordinateur romand, ne réussit pas à revenir avec le parti dissident qu’il a fondé, le PLC. A 86 ans, Jacques Neirynck a-t-il paru trop âgé aux électeurs de son parti, le PDC? L’ancien conseiller national n’a pas eu davantage de chance, pas plus d'ailleurs que son successeur sous la coupole fédérale, Claude Béglé.

Le PLR se réjouit de l’élection dans ses rangs du judoka Sergei Aschwanden, directeur de centre sportif, de Georges Zünd, directeur de la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE), du syndic d'Yverdon, Jean-Daniel Carrard, et de la présidente du parti lausannois, Florence Bettschart-Narbel.

Le PS compte parmi ses nouveaux élus le syndicaliste Arnaud Bouverat, son ancien secrétaire général, et le géographe Pierre Dessemontet, conseiller municipal d'Yverdon. Il perd en revanche le siège qu’il détenait dans une région où il est très minoritaire, le Pays-d’Enhaut, son titulaire de longue date, Philippe Randin, ne se représentant pas.

Rires et larmes

La conseillère nationale vert’libérale Isabelle Chevalley fait aussi son entrée au Grand Conseil. Chez les Verts, la présidente lausannoise Léonore Porchet est élue, mais le président cantonal Alberto Mocchi rate sa réélection. 

Au POP, l’infatigable militante Christiane Jaquet, qui se représentait à nouveau, ne passe plus. En revanche, l’ancien conseiller municipal lausannois Marc Vuilleumier (POP) fait son retour au parlement cantonal. Autre «come back»,  celui du Vert Christian Van Singer, non réélu au Conseil national en octobre 2015.

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