Des structures d'accueil moins chères et davantage de télétravail sont notamment souhaités, tels sont les souhaits qui ressortent d'un sondage pour Pro Familia, selon l'ATS.

Trois quarts des femmes sondées par la faîtière des organisations familiales ont réduit leur taux d’activité à l’arrivée d’un enfant. 63% des femmes sont contentes de cette réduction, 20% souhaiteraient encore réduire leur taux d’activité et 17% l’augmenter.

Potentiel jusqu'à 80%

Mais un changement des conditions-cadres chambouleraient ces statistiques, selon le sondage rendu public par Pro Familia dimanche. Si celles-ci étaient toutes réunies pour faciliter le travail professionnel des mères, 70% souhaiteraient augmenter leur taux d’activité et 32% travailleraient à 70% ou plus, 17% travailleraient à 60%. Le potentiel d’augmentation se situe principalement jusqu’à 80%.

La satisfaction du taux d’occupation est dégressive selon le niveau de formation. Elle est surtout plus faible que la moyenne pour les femmes n’ayant qu’une formation de l’école obligatoire. D’une manière générale, les femmes ayant des enfants sont contentes de leur situation professionnelle, note Pro Familia.

Les quatre raisons du taux d'activité

Quatre raisons principales expliquent le choix du taux d'activité: l'indépendance financière, la volonté de s'occuper soi-même des enfants, l'insuffisance d'un seul revenu et l'absence de structures d'accueil adaptées.

Quant au prix des structures d'accueil, une baisse serait une des quatre raisons qui ouvrirait la porte à une augmentation du temps de travail, selon les sondées. Ces dernières souhaitent également davantage de possibilité de travailler à domicile, un effet financier incitatif plus important et une charge de travail domestique, temps consacré aux enfants compris, moins importantes.

Le souhait d’augmenter son taux d’activité, si les conditions-cadres étaient meilleures, est corrélé avec le taux de formation. Il est plus important chez les femmes avec une formation supérieure.