Genève 

Malade, Benoît Genecand renonce aux élections fédérales

Atteint d’un cancer, le conseiller national PLR ne briguera pas un nouveau mandat cet automne. Il est remplacé par Alexandre de Senarclens, ancien président de la section genevoise

Présente depuis ce week-end sur les réseaux sociaux, la nouvelle a été officialisée mardi par le PLR genevois. Le conseiller national Benoît Genecand, 55 ans, souffre d’un cancer à un stade avancé et renonce à se représenter aux élections fédérales de cet automne. Alexandre de Senarclens, ancien président de la section cantonale du parti âgé de 43 ans, le remplace comme sixième et dernier candidat de la liste PLR pour le Conseil national.

Benoît Genecand a lui-même annoncé la nouvelle sur sa page Facebook ce samedi. «Cancer stade 4 avancé. L’information tient en trois mots et un chiffre. J’ai donc écrit et parlé. Pour dire la nouvelle et rassurer […] ou plutôt emballer, envelopper, enfouir, noyer, enterrer ces trois mots», écrit-il, faisant allusion à ce que «les docteurs» lui ont appris le 31 mai dernier. Un message qui a suscité des centaines de commentaires d’amitié et de soutien.

«Inclassable» et «franc-tireur»

Elu au Conseil national en 2015 avec 40 772 voix, Benoît Genecand s’est distingué par son dynamisme et ses positions tranchées, parfois iconoclastes comme sur la libre circulation, qu’il appelait à reconsidérer, ou le deal de rue, qu’il a vertement dénoncé sur les réseaux sociaux. Ce qui a valu à l’ancien banquier, issu de l’aile libérale du parti, les surnoms d’élu «inclassable» ou encore de «franc-tireur».

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«Sens des responsabilités»

Dans ces moments difficiles, la présidence du parti lui communique son «soutien total». «Nous avons beaucoup échangé ces derniers jours, ce matin encore, souligne Bertrand Reich, dans le communiqué du PLR. Comme toujours, au cours de nos discussions, il a manifesté son sens des responsabilités et son attachement aux institutions.» Benoît Genecand terminera son mandat si son état de santé le lui permet.

Son remplaçant désigné, le vient-ensuite Alexandre de Senarclens, est un visage quasiment inconnu à Berne. Ancien président de la section genevoise, il n’a pas survécu à la tempête provoquée par l’affaire Maudet, qui a vu le parti se déchirer. Après avoir été désavoué par sa base lors d’une assemblée générale extraordinaire en janvier dernier, il a démissionné et a été remplacé par Bertrand Reich.

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