Cinq manifestants pro-tibétains ont été arrêtés mercredi en début d’après-midi par la police genevoise sur la place des Nations moins d’une minute après avoir déroulé une banderole dénonçant la visite du président chinois Xi Jinping à l’ONU. «Arrêtez Xitler (conjonction de Xi Jinping et Hitler), libérez le Tibet», scandaient les activistes en face du Palais des Nations où le président chinois doit faire un discours à 18 heures. Une vingtaine d’agents de sécurité sont rapidement intervenus.

«Arrêtez Xitler, libérez le Tibet»

Quatre manifestants sont des Suisses alémaniques d’origine tibétaine, membre de l’Association européenne des jeunes tibétains. Une cinquième personne, agissant séparément du groupe a déployé un drapeau tibétain et scandé des slogans pour un Tibet libre devant la barrière métallique qui protège l’ONU avant d’être à son tour embarqué dans une fourgonnette de la police.

Vidéo. L’arrestation des manifestants par la police genevoise

Aucune manifestation n’a été autorisée ce mercredi. Les Tibétains ont pu s’exprimer mardi à la mi-journée. Plusieurs d’entre eux n’avaient d’ailleurs pas compris que Xi Jinping ne viendrait que le lendemain. Un groupe d’une quinzaine de ces manifestants a été arrêté mardi vers 17 heures 30 en gare de Lausanne alors qu’ils changeaient de train pour retourner à Zurich.

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«La police nous a humiliés, explique Dorjee Dhakyel, un habitant de Wädenswil, dans la banlieue zurichoise. Nous sommes des gens innocents et ordinaires. On a toujours manifesté pacifiquement en Suisse. Ils disent que nous avons des droits humains mais aujourd’hui j’ai vu qu’ils écoutent les Chinois. J’ai été traité comme un criminel, un terroriste. C’est la première fois.»

Ces Tibétains réfugiés en Suisse ignoraient que le train du président chinois devait arriver dans la soirée en gare de Lausanne.