politique

Manifestation de solidarité avec Israël à Genève

Près de 300 personnes se sont rassemblées mercredi soir pour dénoncer le Hamas

Manifestation de solidarité avec Israël

Genève Près de 300 personnes se sont rassemblées mercredi soir pour dénoncer le Hamas

Alors que les manifestations pro-palestiniennes se succèdent, près de 300 personnes se sont rassemblées mercredi soir à Genève pour dire leur solidarité avec la population israélienne, à l’invitation de l’Association Suisse-Israël. Au 23e jour de l’opération menée par Tsahal dans la bande de Gaza – qui a déjà coûté la vie à 1300 Palestiniens, en majorité des civils, et 57 Israéliens, dont 53 soldats –, le président de l’association, Pierre Weiss, a rapidement donné le ton: «Nous sommes là pour appeler à une négociation entre les belligérants et délivrer un message de paix: chaque mort est un mort de trop.»

Dans le calme mais sous haute surveillance de la police et d’agents de sécurité, les orateurs n’ont pourtant pas fait mystère de leur soutien à l’opération conduite par l’Etat hébreu. «Il y a en Europe un culte du politiquement correct qui fait que l’on range facilement Israël dans le camp des méchants, a poursuivi Pierre Weiss. Nous essayons d’influencer l’opinion pour qu’elle réfléchisse autrement. Et cesse son indignation sélective.»

Soutien musulman

Invité surprise de la manifestation, Rachid Birbach, un imam marocain installé à Auxerre, s’est montré encore plus clair, sous les hourras de l’assistance, essentiellement composée de membres de la communauté juive: «Je refuse de parler d’un conflit entre Israël et la Palestine. C’est un conflit entre Israël et le Hamas! Israël a le droit de se défendre. Aucun Etat ne peut accepter de recevoir des roquettes sans réagir.» Et de glisser en aparté que «le conflit n’a pas lieu en Cisjordanie, où le Fatah est au pouvoir. Le seul problème, c’est à Gaza et avec le Hamas.» Lui succédant au micro, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU à Genève, Eviatar Manor, a tenu à rappeler ses «vérités»: «Le Hamas est l’agresseur, Israël a fait preuve de retenue. Israël ne vise aucun civil alors que le Hamas se sert de boucliers humains. L’armée israélienne défend sa population dans le respect du droit. Israël a accepté trois cessez-le-feu, le Hamas les a refusés tous les trois. Enfin, Israël veut la paix et ne demande qu’à coexister avec ses voisins palestiniens.»

Dans l’assemblée, entre des drapeaux israéliens et des pancartes comme «Depuis 2001, 16 786 roquettes», les manifestants étaient visiblement soulagés de pouvoir exprimer leur opinion haut et fort. «Je suis ici parce que je suis juif et que je soutiendrai Israël jusqu’au bout, assure Nathan. L’Etat d’Israël doit-il s’interroger sur sa part de responsabilités dans l’escalade du conflit? C’est possible, mais les médias en rajoutent et ça ne m’empêche pas d’être solidaire avec la population israélienne.»

Pour Michael, croisé quelques mètres plus loin, la question était encore plus tranchée: «La main tendue et la manière douce n’ont pas fonctionné. Le Hamas veut la destruction d’Israël et l’instauration d’un califat. C’est un danger pour Israël et pour le monde entier.»

A l’heure de rentrer chez lui, le jeune homme se montrait d’ailleurs pessimiste – «Je crains que le conflit ne soit parti pour durer» – tout en confiant un petit regret: «Il est dommage que les non-juifs n’aient pas été plus nombreux aujourd’hui. Je crois que par les temps qui courent, il est difficile pour eux de dire publiquement qu’ils soutiennent Israël.»

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