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Au Tessin, la pénurie de médecins est particulièrement criante.
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Universités

En manque de médecins, le Tessin se dote d’une faculté de biomédecine

L’Université de la Suisse italienne étend son offre en accord avec les objectifs nationaux

L’Université de la Suisse italienne (USI) ajoute une corde à son arc. Une faculté de biomédecine vient s’adjoindre aux départements d’économie, de communications, d’architecture et de science informatique de la jeune université, fondée en 1996. Dès 2020, elle inaugurera son master en médecine humaine, avec une première cohorte de 70 étudiants.

«Notre but est de contribuer à la stratégie nationale de former davantage de médecins résidents dans le pays», explique Boas Erez, recteur de l’USI. Il ajoute que les cours seront dispensés en anglais. L’accès au master sera réservé aux étudiants dotés d’un bachelor proposé par un des partenaires de l’USI, soit l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ou les universités de Bâle et Zurich.

Pénurie au niveau national

La Suisse souffre d’une insuffisance de professionnels de la santé notamment parce que le nombre de places dans les facultés de médecine est limité et que de nombreux médecins partent à la retraite chaque année. Au Tessin, la pénurie est particulièrement criante. «Les étudiants en médecine poursuivant leur cursus ailleurs en Suisse tendent à ne pas revenir», constate Simone Ghisla de l’Association des médecins assistants et des chefs de clinique du Tessin (ASMACT).

Environ 40% des médecins pratiquant dans le canton sont Italiens, souligne-t-il, certains sont frontaliers, d’autres résidents. Il ajoute toutefois que les médecins œuvrant dans le secteur public tessinois jouissent d’une convention collective de travail – une première en Suisse. Du coup, le dumping salarial ne les concerne pas, ce qui n’est en revanche pas le cas dans le privé.

D’autres mesures également envisageables

Pour l’ASMACT, la nouvelle faculté de biomédecine est de bon augure pour pallier le manque de médecins dans le canton. D’autres mesures simples sont aussi envisageables, comme favoriser la flexibilité du temps de travail. De nombreuses femmes médecins souhaiteraient travailler à temps partiel, surtout lorsqu’elles ont de jeunes enfants. «Si ce n’est pas possible, elles renoncent à pratiquer. Il s’agit là d’une perte énorme, note Simone Ghisla. D’autant plus si l’on considère que la formation d’un médecin s’élève à près d’un million de francs.»

La Confédération a investi 100 millions de francs dans la formation de nouveaux médecins pour 2017-2020, dont 10 sont destinés à la faculté tessinoise. En produisant au moins 70 médecins par an, le Tessin participera à l’objectif national d’en former 1350 annuellement dès 2025. La faculté formera également des chercheurs et collaborera avec l’École universitaire professionnelle de la Suisse italienne (SUPSI) à la formation d’infirmières et d’infirmiers. Sept professeurs ont déjà été sélectionnés. Cinq autres, choisis parmi des médecins exerçant dans les hôpitaux et les cliniques tessinoises, s’ajouteront d’ici 2020.

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