L’affaire des contacts entre le porte-parole d'Alain Berset et Marc Walder, le patron du groupe de presse Ringier, au sujet des mesures sanitaires lors de la pandémie n’en finit pas de susciter des réactions. Dernière en date, celle du président de l’UDC Marco Chiesa, qui affirme dans une interview au Blick (un titre appartenant à Ringier) qu’il est temps pour le ministre de la Santé, qui est également président de la Confédération cette année, de «tourner la page».

Selon le conseiller aux Etats tessinois, le fait qu’Alain Berset ait été au courant ou non de l’affaire n’a pas vraiment d’importance. D’un côté, s’il savait «que son porte-parole avait informé Ringier à l’avance de l’action du gouvernement […], il doit partir». Ou alors, dans le cas où il «ne savait pas et ne s’est pas non plus rendu compte de ce que faisait […] Peter Lauener, il doit également en tirer les conséquences».

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La «confiance» de la population est perdue

Il ajoute que «le retrait de Berset du gouvernement serait utile», car celui-ci a perdu d'une part «la confiance» de la population et «détruit» les relations de confiance nécessaires au bon fonctionnement du Conseil fédéral d'autre part. Selon Marco Chiesa, la «réputation des médias a également souffert». En conséquence, le patron de l’UDC réclame «la transparence», et «une clarification sans faille. Si [Alain] Berset avait des raisons compréhensibles pour ses actions, nous aimerions les connaître.»

Marco Chieso estime par ailleurs qu’il «est peu probable que Monsieur Berset se présente à la réélection en décembre», après les élections fédérales, au vu de «la crise institutionnelle» dans laquelle le doyen de fonction du Conseil fédéral a plongé la Suisse, selon lui. Il assure en outre que l’UDC n’est pas le seul parti à juger dommageables les agissements d’Alain Berset.

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